
Le système fiscal des Pays-Bas
Les particuliers et les entrepreneurs sont assujettis à l’impôt aux Pays-Bas. Les particuliers et les entrepreneurs sont soumis à l’impôt sur le revenu, tandis que les entités corporatives sont soumises à l’impôt sur les sociétés. D’autres impôts importants sont l’impôt sur les salaires ou l’impôt sur le revenu, l’impôt sur les dividendes et la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).
Les impôts aux Pays-Bas pour les étrangers restent les mêmes que pour les citoyens néerlandais. Avec un bénéfice inférieur à 38 441 € par an, une personne est tenue de payer 35,82 % d’impôts sur le revenu total ; pour un revenu allant jusqu’à 76 817 €, le taux est de 37,48 %, et si le salaire ou les dividendes dépassent 76 817 € par an, le taux est de 49,5 %. De plus, les contribuables doivent payer une cotisation sociale obligatoire de 27,65 % sur le revenu, applicable aux revenus jusqu’à 33 715 €.
Pour plus d’informations sur la fiscalité, consultez la page Droit fiscal.
Le contribuable : résident et non-résident
Premièrement, il est important de déterminer si une personne physique ou morale est résidente des Pays-Bas. Un contribuable résident est imposé sur ses revenus mondiaux, tandis qu’un non-résident n’est imposé que sur les revenus gagnés aux Pays-Bas.
Une circonstance importante concernant les personnes physiques et les sociétés est la détermination du lieu de résidence/d’établissement. Pour les sociétés, le lieu effectif de direction peut être décisif.
Toutes les entreprises régies par le droit néerlandais ou ayant leur siège effectif aux Pays-Bas sont imposées par les Pays-Bas sur leurs revenus mondiaux. Les revenus mondiaux incluent les revenus provenant de l’extérieur des Pays-Bas. En cas d’application d’un traité fiscal international, la double imposition peut être évitée.
Contribuables non-résidents
Les entreprises non-résidentes paient l’impôt sur les sociétés aux Pays-Bas sur :
- le bénéfice imposable d’une entreprise néerlandaise ;
- le bénéfice imposable provenant d’une participation substantielle dans des entreprises situées aux Pays-Bas ;
- sous certaines conditions, le bénéfice imposable d’une entreprise située à Aruba, Curaçao, Saint-Martin ou ayant un établissement stable à Bonaire, Saint-Eustache et Saba.
Particuliers : structure du revenu imposable
La législation fiscale néerlandaise divise le revenu imposable en trois catégories, appelées « Box ». Chaque Box a son propre taux d’imposition :
- Box 1 : revenus du travail, de l’entreprise et de la résidence principale ;
- Box 2 : revenus d’une participation substantielle (intérêt notable) ;
- Box 3 : revenus de l’épargne et des investissements.
La Box 1 est imposée selon un taux progressif, commençant à 8,4 % et atteignant 49,5 % (pour les revenus dépassant 73 031 €). De plus, des cotisations de sécurité sociale sont prélevées. La collecte nationale des cotisations de sécurité sociale est intégrée au système fiscal néerlandais. Cependant, les cotisations de sécurité sociale sont basées sur des lois et politiques différentes qui, dans divers cas, ne coïncident pas totalement avec l’impôt sur les salaires ou l’impôt sur le revenu des personnes physiques.
Le montant des cotisations de sécurité sociale dépend de la situation personnelle du contribuable et du montant du revenu (les cotisations sont prélevées sur les revenus jusqu’à 37 393 €). Les primes (28,15 %) sont intégrées dans les deux premières tranches de la Box 1 du système fiscal néerlandais.
Dans la Box 2, un taux unique de 25 % s’applique aux revenus provenant d’une participation substantielle. Les revenus d’une participation substantielle comprennent les dividendes et les gains en capital.
Pour l’épargne et les investissements, un impôt unique de 30 % s’applique (Box 3). Les revenus de l’épargne et des investissements supposent un rendement fictif de 4 % sur la valeur de l’épargne, quel que soit le rendement réel. Par conséquent, les gains ou pertes réels en capital provenant de l’épargne et des investissements (non liés à une participation substantielle) n’affectent pas le revenu imposable. Un avocat en droit fiscal offre une assistance juridique professionnelle à ce sujet.
Impôts sur les entreprises aux Pays-Bas (revenus d’activités commerciales)
L’imposition des personnes exerçant des activités commerciales et économiques aux Pays-Bas comprend plusieurs types d’impôts. Les impôts sur les entreprises aux Pays-Bas incluent l’impôt sur les sociétés, l’impôt sur les dividendes, ainsi que les charges sociales patronales obligatoires. Les employeurs paient l’impôt sur les salaires et les garanties sociales pour leurs employés. Les entreprises paient l’impôt sur les sociétés sur leurs bénéfices. L’impôt sur les dividendes est retenu sur les bénéfices distribués sous forme de dividendes aux actionnaires. Il existe également plusieurs taxes environnementales (non abordées dans cet article). Pour éviter la double imposition des sociétés, divers pays concluent des traités internationaux entre eux.
Les sociétés publiques et privées ayant leur siège social aux Pays-Bas sont imposées sur leurs activités économiques et commerciales mondiales. Dans certaines circonstances, les associations et fondations sont soumises à l’impôt sur les sociétés et doivent par conséquent également déposer une déclaration d’impôt sur les sociétés.
Certaines entités juridiques, par exemple celles qualifiées d’institutions d’investissement fiscal, sont exonérées de l’impôt sur les sociétés.
IS (Impôt sur les sociétés aux Pays-Bas)
Le bénéfice des sociétés publiques et privées est soumis à l’impôt sur les sociétés. Des règles fiscales spéciales s’appliquent aux groupes fiscaux (unités fiscales) et aux sociétés détenant plus de 5 % d’une autre société (exonération de participation).
Taux de l’impôt sur les sociétés
Le taux de l’impôt sur les sociétés aux Pays-Bas dépend du montant imposable. Le montant imposable est la somme du bénéfice imposable de l’année moins les pertes (report des pertes sur la période passée / report des pertes sur les bénéfices futurs jusqu’à neuf ans). Si le montant imposable ne dépasse pas 200 000 € par an, le taux d’imposition est de 20 % à 25 % de ce montant. Par exemple, si le montant imposable est de 250 000 €, l’impôt sur les sociétés sera de 52 500 € (20 % de 200 000 € et 25 % de 50 000 €).
Un taux réduit de 5 % concerne l’activité commerciale et économique relevant de la « Box Innovation ». La Box Innovation prévoit des avantages fiscaux pour encourager la recherche innovante. Tout bénéfice tiré de telles activités est imposé à ce tarif spécial.
Montant imposable
Le montant imposable est dérivé des revenus du payeur moins les dépenses. En principe, les dépenses sont déductibles, mais certains types de dépenses ne le sont pas ou ne le sont que partiellement. Les principes de détermination de la compensation des revenus et des pertes sont régis par la législation fiscale néerlandaise et ne correspondent pas toujours absolument aux principes comptables généralement acceptés (GAAP).
Groupes fiscaux avec filiales
En principe, chaque société est individuellement soumise à l’impôt sur les sociétés. Cependant, si une société mère détient la propriété exclusive d’une ou plusieurs filiales aux Pays-Bas, l’Administration fiscale peut désigner un tel groupe comme un contribuable unique : l’unité fiscale. Le bénéfice consolidé du groupe fiscal permet de déduire les pertes subies par une société des bénéfices réalisés par d’autres sociétés de ce groupe. La formation d’une unité fiscale est possible sous certaines conditions. La condition principale est que la « société mère » détienne au moins 95 % des actions de la filiale.
Holdings et exonération de participation aux Pays-Bas
En outre, le réseau favorable et étendu de conventions fiscales des Pays-Bas, ainsi que l’exonération de participation (deelnemingsvrijstelling), offrent un climat fiscal favorable pour les sociétés holding (intermédiaires).
En vertu de l’exonération de participation, les dividendes aux Pays-Bas, ainsi que toute plus-value en capital, sont exonérés de l’impôt sur les sociétés. Il s’ensuit que le bénéfice n’est pas imposé deux fois au sein du même groupe de sociétés. L’exonération fiscale ne concerne que les actionnaires qui détiennent au moins 5 % des actions de la filiale. Cette règle s’applique aussi bien aux sociétés résidentes qu’aux sociétés non-résidentes. C’est une caractéristique clé du régime fiscal néerlandais. L’exonération fiscale ne s’étend pas aux holdings dans un véhicule d’investissement qui bénéficient d’un taux réduit d’impôt sur les sociétés.
Accords préalables sur les prix de transfert (APA) et décisions fiscales anticipées (ATR)
Les Pays-Bas utilisent des accords préalables sur les prix (APA) et des décisions fiscales anticipées (ATR). Les APA et ATR sont contraignants pour l’Administration fiscale concernant l’application de la législation fiscale pour les holdings et sociétés internationales.
Les APA et ATR garantissent aux investisseurs étrangers que les règles fiscales nationales et internationales leur seront appliquées de manière appropriée aux Pays-Bas. Cela permet d’éviter diverses interprétations.
Recouvrement des impôts
L’imposition des dividendes aux Pays-Bas prévoit une retenue à la source de 15 % sur les paiements aux actionnaires de sociétés ayant leur siège social aux Pays-Bas. Ce taux peut être réduit par le biais de certaines conventions fiscales. Si le bénéficiaire des dividendes est en mesure d’utiliser l’exonération de participation (voir ci-dessus), le distributeur de dividendes ne doit pas retenir l’impôt sur les dividendes. Les Pays-Bas ne prélèvent pas de retenue à la source sur les intérêts et les redevances.
Taxe sur la valeur ajoutée (TVA)
Les entreprises sont tenues de payer la TVA sur tous les biens et services. Il existe des cas particuliers, tels que les services médicaux, où des exonérations de TVA sont admises. Selon la nature des biens ou services, le taux est de 21 % ou 9 %. Les entreprises ont le droit de compenser la TVA facturée par la déduction de la TVA en amont. Les exigences relatives au dépôt et au paiement des déclarations de TVA aux Pays-Bas sont très détaillées, et des pénalités s’appliquent en cas de violation.
Conventions fiscales
Le gouvernement s’efforce avant tout d’éviter la double imposition pour les entreprises internationales. En tant que pays ayant une orientation commerciale traditionnelle, les Pays-Bas disposent d’un réseau étendu et favorable de conventions fiscales avec un grand nombre de pays.
Une convention fiscale est un accord entre deux pays concernant lequel d’entre eux a le droit de prélever l’impôt. L’un des pays prélève alors l’impôt, tandis que l’autre assure une réduction de taux ou une exonération. Si une entreprise reçoit des revenus dans les anciennes Antilles néerlandaises et à Aruba, un régime fiscal spécial applicable au sein du Royaume est utilisé (Régime fiscal pour le Royaume). Le Régime fiscal pour le Royaume n’est pas une convention fiscale, bien qu’une telle application puisse avoir des parallèles avec une convention.
Depuis 2010, un accord distinct s’applique à Bonaire, Saint-Eustache et Saba.
Autres réglementations fiscales
D’autres impôts sont également importants aux Pays-Bas, par exemple l’impôt sur les successions et les donations, les droits de mutation, la taxe sur les assurances et la taxe sur les jeux de hasard. En outre, les municipalités prélèvent une taxe locale sur l’utilisation et la possession de biens immobiliers. Un avocat en Hollande peut aider à naviguer à travers les différents aspects du cadre législatif et de la fiscalité du pays.
Foire aux questions sur les impôts en Hollande pour les étrangers
Est-il possible d’optimiser l’imposition des dividendes aux Pays-Bas via des accords internationaux ?
Oui, la législation fiscale néerlandaise permet d’appliquer des traités internationaux pour réduire la charge fiscale. Grâce à de tels accords, il est possible de réduire ou d’éviter la double imposition sur les dividendes. C’est particulièrement avantageux pour les entreprises ayant une présence internationale. Les paiements aux actionnaires sont généralement soumis à une retenue à la source de 15 %. Cependant, en présence d’un accord approprié, le taux peut être réduit ou ramené à zéro si la société résidente remplit les conditions de l’exonération de participation.
Quels impôts les personnes physiques sont-elles tenues de payer en Hollande ?
Pour les personnes physiques, un système fiscal standard s’applique, selon lequel elles paient de 9 % à 49,5 % d’impôt (sur les dividendes, les investissements ou les salaires), la taxe obligatoire sur la valeur ajoutée (TVA) de 21 % (à l’exception de certains produits taxés à 9 %), ainsi que l’impôt sur l’immobilier, les donations et les successions.
Comment calculer les impôts pour les personnes morales ?
Le propriétaire d’une entreprise privée qui génère moins de 200 000 € de bénéfice annuel est tenu de payer l’impôt sur les sociétés en Hollande au taux de 20 % du revenu total. Si le montant du bénéfice annuel dépasse cette valeur, le taux d’imposition passe à 25 %. Les sociétés holding peuvent prétendre à des conditions fiscales préférentielles, ce qui peut réduire le taux effectif. Un impôt réduit est également prévu pour les entrepreneurs étrangers qui proposent de bonnes idées pour des startups dans le domaine de l’ingénierie et des technologies informatiques.
Comment les entrepreneurs exerçant des activités aux Pays-Bas et à l’étranger paient-ils leurs impôts ?
Les entreprises dont les propriétaires sont des citoyens étrangers sont tenues de payer l’impôt (20 %-25 %) au budget de l’État néerlandais uniquement sur les bénéfices qu’elles ont réalisés suite à l’exercice d’une activité commerciale sur le territoire de la Hollande. Les revenus obtenus de la vente de biens ou de la prestation de services dans d’autres pays ne sont généralement pas imposés aux Pays-Bas.
Quel est l’impôt sur l’immobilier pour les étrangers ?
Lors de l’achat d’un bien immobilier aux Pays-Bas, une personne est tenue de payer un droit de mutation obligatoire (taux variables, ex : 10,4 % pour les investisseurs en 2025). De plus, le propriétaire de locaux résidentiels ou commerciaux est tenu de payer une taxe annuelle de 0,1 % à 0,3 % de la valeur estimée du bien (selon la municipalité). Les biens immobiliers donnés ou hérités sont également soumis à l’impôt.
Quels sont les taux d’imposition aux Pays-Bas en 2025 ?
Le taux de l’impôt sur le revenu varie de 37,07 % à 49,50 % selon le niveau de revenu. La TVA est de 21 %, avec des taux réduits de 9 % pour certaines catégories de biens et services.
Qu’est-ce que le système fiscal néerlandais ?
Le système fiscal néerlandais est basé sur une échelle progressive de l’impôt sur le revenu et comprend des cotisations obligatoires de retraite et de sécurité sociale.
Quel est l’impôt sur les dividendes en Hollande ?
L’impôt sur les dividendes en Hollande est de 15 %. Ce taux peut être réduit par des accords internationaux ou totalement annulé en cas d’application de l’exonération de participation.